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Ask Bénédicte : Pourquoi vous devriez vraiment miser sur le rétinol

Vous voulez en savoir plus sur le rétinol ? Normal, puisque cette icône des années 1980, connue pour ses vertus anti-acné et anti-rides, est plus que jamais désirable. Présenté sous forme d’huile ou de sérum – et dans des packagings de plus en plus soignés – c’est quoi exactement, le rétinol ? Je suis allée interviewer les meilleurs experts pour répondre (enfin) à toutes vos interrogations et faire le point en 10 questions.

Qu’est-ce que le rétinol ?

-    C’est un dérivé de la vitamine A – la première vitamine à avoir été découverte, en 1913.

-    C’est aussi un composé chimique synthétisé notamment à partir de l’isoprène ou du pentadiène.

-    Il appartient à la famille des rétinoïdes.

-    Il est liposoluble et extrêmement fragile – il s’altère au contact de l’oxygène, de la lumière et de la chaleur.

Voilà pour les grandes lignes.

Quand l’utiliser ?

« Le rétinol est un actif qui s’oxyde au contact de l’air et du soleil. Il doit être préparé et transporté à basse température, dans une atmosphère sans oxygène », précise Paula Begoun, fondatrice de la marque Paula’s Choice. Un vrai défi ! ». Le docteur Nadine Pomarède, dermatologue fondatrice du Dermo Medical Center, à Paris et Bruxelles, complète : « La problématique avec le rétinol, c’est d’en obtenir une forme stable pour qu’il soit efficace. » D’où l’importance de bien choisir cet actif surpuissant et fragile à la fois et de le conserver maximum trois mois.

De plus, « il est recommandé d’appliquer le rétinol la nuit, afin qu’il ne soit pas dégradé par la lumière du soleil », précise Kat Burki, fondatrice de la ligne de cosmétiques du même nom. « Et toujours sur une peau nettoyée et bien sèche pour ne pas l’irriter », ajoute Valérie Leduc, spécialiste en médecine esthétique et cofondatrice de la Maison Epigenetic, à Paris.

À quelle fréquence ?

À cette interrogation, la légendaire « gourou skincare » Joëlle Ciocco répond : « La bonne question à se poser serait plutôt à quelle fréquence ET à quelle dose ? Cela va de pair avec le type de peau et l’objectif visé. Par exemple, sur les peaux acnéiques et sensibles, il ne faut pas une grande concentration et pas sur du long terme, car le rétinol va affiner l’épiderme. Avec le résultat que vous imaginez… ».

Bien sûr, pour les plus forts dosages, mieux vaut s’en remettre à l’avis d’un dermatologue – d’autant que certaines crèmes ne sont disponibles que sur ordonnance. Pour les formes plus douces, Kat Burki recommande de « commencer par trois nuits par semaine et tester votre réaction avant d’aller plus loin. Avec un dosage raisonnable et une bonne tolérance, on peut utiliser le rétinol jusqu’à une fois par jour. »

Et selon quel dosage ?

« Pour vous donner un exemple, on utilise en général 1 % d’acide hyaluronique dans un sérum. Avec le rétinol, on est plutôt autour de 0,1 %. C’est dire sa puissance, met légitimement en garde Joëlle Ciocco.

« On l’utilise toujours avec une expertise scientifique à l’appui afin d’éviter les dégâts cutanés. Je le répète, la peau est un organe vivant, alors on ne joue pas les apprentis sorciers. »

Les dosages oscillent entre 0,01 % et 1 %, alors comment choisir ? « Il a été démontré que de petites quantités de rétinol (aussi faibles que 0,01 %) sont utiles pour la prévention, l’entretien et l’atténuation des problèmes de peau mineurs. Les concentrations plus élevées (jusqu’à 1 %) sont performantes sur les imperfections tenaces telles que les dommages causés par le soleil, les signes visibles de vieillissement comme les rides profondes, l’affaissement et l’acné », précise Paula Begoun.

Crème ou huile ? Quelle forme privilégier ?

Tous les experts s’accordent sur ce point : la forme importe peu, le rétinol étant soluble à la fois dans les crèmes et dans les huiles. C’est donc une question d’affinité. « On peut le trouver dans de nombreux types de produits, notamment des sérums, des boosters, des fluides, des lotions ou des soins hydratants, précise Paula Begoun. Cela dépend simplement de votre type de peau et de vos préférences. »

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Quels en sont ses bienfaits ?

-    Antioxydant, il lutte contre les radicaux libres provoqués par les rayons UV, le tabac, la pollution…

-    Kératolytique, c’est-à-dire que le rétinol est une substance capable de dissoudre la kératine, principale protéine constituant la couche cornée de l’épiderme.

Entrons dans le détail…

Le rétinol a connu son heure de gloire dans les années 1980, où il a inondé le marché. Pas étonnant puisque cette molécule est capable de transformer la peau en seulement quatre semaines d’utilisation.

« La vitamine A et ses dérivés sont des substances efficaces sur le ralentissement du vieillissement cutané, explique Nadine Pomarède. Au niveau de l’épiderme, ils stimulent le renouvellement des kératinocytes et renforcent la barrière cutanée ; au niveau du derme, ils protègent la dégradation du collagène, stimulent les fibroblastes et la production d’élastine et d’acide hyaluronique. Ils améliorent aussi la microcirculation et donc l’éclat de la peau. Les dérivés de la vitamine A sont aussi utilisés comme actifs anti-imperfections. »

 

Autant dire une pépite pour l’industrie cosmétique…

« Les rétinols favorisent le renouvellement des cellules de la peau, ce qui permet à de nouvelles cellules de se développer. Ils possèdent même une capacité unique de communication avec les cellules, encourageant les plus jeunes à “remonter” à la surface de la peau. » Kat Burki

Grâce à son action kératolytique, le rétinol lisse le grain de peau en surface, atténue donc les rides et ridules, resserre les pores dilatés, donne un coup d’éclat, favorise la régénération cellulaire, stimule la formation de collagène, d’acide hyaluronique, d’élastine et de fibroblastes… « Le rétinol agit par ailleurs contre les radicaux libres, conséquence de l’exposition aux rayons UV, au tabac, à la pollution… et responsables du vieillissement cutané et de la dégradation de l’épiderme, ajoute Valérie Leduc. Enfin, il régule la synthèse de mélanine, limite la formation des taches et les atténue. Il a été longtemps le traitement de choix de l’acné pour son action sur la production de sébum et l’inflammation. »

En résumé, parce qu’il traite « toute une série de problématiques allant de l’anti-âge à l’acné, le rétinol est un excellent actif pour l’entretien et la réparation de la peau », conclut Paula Begoun.

Convient-il à tous les âges ?

« Ce n’est pas tant une question d’âge que d’objectif ! » souligne Joëlle Ciocco. En effet, le rétinol, initialement utilisé pour traiter l’acné – et donc les peaux jeunes –, fait également des merveilles sur les signes de l’âge – et donc les épidermes plus matures. Question anti-âge, justement, Kat Burki le recommande « entre 20 et 30 ans, à titre préventif, pour minimiser l’apparence des rides et ridules ».

Quelles sont les précautions d’usage ?

En agissant sur la peau, le rétinol peut la fragiliser : « Il est très important d’utiliser une protection solaire, car la peau traitée au rétinol est sensibilisée et réactive », préconise Valérie Leduc.

Pour prévenir les irritations, certaines formes de rétinol peuvent être conseillées. C’est le cas du Rovisome®, une forme encapsulée utilisée notamment par Kat Burki. « Cet actif évite normalement la sécheresse cutanée. Mais si vous trouvez que votre peau est rouge, écailleuse et chaude au toucher, il peut y avoir une inflammation, vous pouvez donc réduire la quantité et la fréquence d’utilisation. » « Les articles scientifiques le déconseillent aux femmes enceintes surtout pour le bébé », alerte Joëlle Ciocco.

Comment le combiner ? Quelles sont les meilleures associations ?

« Un produit à base de rétinol peut être associé à n’importe quelle routine de soin de la peau, explique Paula Begoun. Il fonctionne parfaitement avec les autres produits ». Toutefois, tempère Kat Burki, « il est important que le rétinol soit absorbé rapidement. Plus la viscosité est faible, mieux c’est. Les huiles et les crèmes peuvent l’empêcher d’être absorbé, mieux vaut donc les appliquer après le rétinol. »

Mais les meilleures associations sont souvent les plus simples, comme le rappelle Nadine Pomarède : « On peut le combiner avec d’autres antioxydants comme les vitamines C et E pour avoir une action antioxydante globale. On peut aussi l’associer à l’acide hyaluronique, qui a un effet anti -âge mais aussi hydratant et permet de contrecarrer l’effet asséchant du rétinol, surtout en début d’utilisation. » Et en cas de peau très réactive, mieux vaut lui adjoindre aussitôt des solutions anti-inflammatoires comme « de l’acide hyaluronique, de la vitamine E, du thé vert, de l’huile de jojoba», conseille Valérie Leduc.

Existe-t-il du rétinol « green » ?

« Oui, le bakuchiol », répond Joëlle Ciocco. Cet ingrédient d’origine végétale, que l’on trouve dans les feuilles et les graines de la Psoralea Corylifolia, agit comme le rétinol. On en trouve aussi dans l’alimentation sous forme de carotènes (dérivés de la vitamine A). « Les aliments les plus riches en rétinol sont l’huile de foie de morue et les abats et parmi les produits plus couramment consommés, le beurre, la crème, le fromage et les œufs. Les carotènes se trouvent majoritairement dans les fruits et légumes orangés ainsi que les légumes verts », précise Valérie Leduc.

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