Portrait
Dans la salle de bain de Laszlo Badet
Pour Laszlo Badet, la beauté se trouve dans les gestes du quotidien : dans la précision d’un plat, dans le pli d’un tissu, dans le rituel simple d’une salle de bain. Cheffe, directrice artistique et ancienne petite‑main, elle transforme chaque instant en un art délicat, où soin de soi et d’autres, et poésie se répondent. Entrer dans son univers, c’est se glisser dans un moment suspendu, à la frontière entre le quotidien et l’inspiration. Rencontre avec cette artiste plurielle au don pour la beauté sous toutes ses formes.
"La beauté demande une présence immense, elle demande d’être consciente, douce, lucide. C’est une manière d’habiter son corps avec tendresse, intelligence, mesure."
Mannequin, couturière, cheffe cuisinière… Comment chacune de ces expériences a-t-elle façonné ta manière de prendre soin de toi et ta vision du bien-être ?
"Je cherche le merveilleux dans chaque chose » comme disait Remedios Varo. Lorsque j’ai changé de carrière, cela m’imposait de quitter définitivement un lieu mais aussi une forme de travail. Au bout d’une dizaine d’années de CDI, je réalisais avec recul que cet idéal professionnel auquel j’avais tant donné se refermait autour de moi. Mes supérieurs, incompréhensifs face à mon envie de pousser les murs, m’enfermaient, stigmatisée par cette grande entreprise. J’ai dû tourner une page, entre peur et courage. Suffisamment sage pour me connaître, j’ai puisé en moi d’autres ressources pour simplement continuer à créer ailleurs. Je suis une femme passionnée, j’aime la rigueur, le travail soigné et, plus que tout, la beauté intérieure des gens.
Ces trois métiers sont arrivés les uns après les autres, avec une règle d’or : ne jamais arrêter mes mains de s’articuler, mon esprit de s’enrichir et mes yeux de voir de belles choses. Je ne me suis jamais retenue d’être libre, d’être bien. Lorsque j’ai décidé d’étudier mon métier de couturière au lieu d’entrer dans de grandes écoles, lorsque j’ai quitté la Suisse seule pour venir à Paris, lorsque je me suis lancée sans rien connaître aux réseaux, lorsque j’ai créé ma société Cantine Laszlo… Toutes ces fois où j’ai pris soin de moi et de mon bien-être malgré ma folle envie d’en faire beaucoup.”
Quels sont les indispensables de ta salle de bain ?
“Une crème qui sent les herbes fraîches des montagnes suisses. Susanne Kaufmann en est l’experte. Un fond de teint léger, fluide, avec un bon pinceau, Victoria Beckham a le meilleur choix avec son Foundation Drops. Un mini-peigne à sourcils pour brosser et densifier le poil, j’adore celui de la marque Ilia : le In Frame Brow Gel. Les masques au collagène, le Collagène en Poudre Combeau... Sans hésiter. Les brosses La Bonne Brosse !
Et puis quelques autres chouchous comme :
- Brightening Eye Gel Crème Contour des Yeux Tata Harper
- la Crème Régénérante Multi-Corrective Firn
- Le Baume à lèvres Oden
- Les Bisou Balm Violette_FR
- Le Crayon yeux Marron Lumineux, Oh My Cream Skincare
- Le Matte Sun Stick, Beauty of Joseon
- Le rouge à lèvres Legendary Serum Lipstick RMS Beauty"
"Elle peut naître d’un tout petit rien, comme d’un ensemble plus fourni et plus sincère selon la situation, le lieu ou l’envie. La beauté d’un plat peut simplement souligner une assiette, elle-même dénichée dans un débarras, chez des amis, dans une maison de vacances. Il y a de la beauté dans ce qu'on offre, ce qu'on fait déguster, la beauté de tout le parcours qui conduit à concevoir une recette, à trouver les ingrédients, à les cuisiner, à créer l'ensemble. La beauté réside dans le soin qu’on se donne pour nourrir une personne, qui touche à ce qu’il y a de plus inné chez l’être humain, en rapport avec ses essentiels, s’alimenter, respirer, bouger, dormir. La beauté dans la cuisine est une quête qui dit que tout est possible, que la beauté peut se poser où l’on veut, se décrire comme on veut, se transformer, se penser.”
"J’ai commencé à coudre avec des légumes, puis j’ai voulu réfléchir à ma créativité, la montrer."
Quel est l’ingrédient en cuisine dont tu ne pourrais jamais te passer ?
“Les fruits. Lorsque je mange une pomme avec la peau, j’ai le sentiment d’avoir bonne mine. La tisane d’artichaut, j’adore ça, et j’aime beaucoup ses qualités drainantes. Le miel, il soigne tous les maux, brûlures, maux de gorge, besoins de sucre, masques naturels. Colette disait « Le parfum d’une pêche mûre suffit à sauver une journée »”.
As-tu une recette fétiche pour la saison et pour les fêtes ?
“Ma recette fétiche pour la saison, c’est un chocolat chaud au chocolat noir suisse, créé avec Oh My Cream. Ce que j’aime cuisiner pour les fêtes, ce sont des plats simples, du quotidien, mais portés par l’excellence des produits et un soin particulier à les sublimer avec de petites touches. Cette année, j’ai envie de travailler autour du poisson et du lard, un accord que j’aime énormément. J’aime aussi proposer des légumes en dessert. Les veloutés de potiron, les gâteaux au chocolat, la betterave. J’aime les recettes qui font du bien au corps et qui ont une continuité dans leur manière d’être développées. Par exemple, cuisiner une volaille un jour puis transformer ce qui reste en un bouillon régénérant, servi autrement, avec de petites pâtes maison, des raviolis, ou un bon fromage. J’aime quand un plat peut devenir une suite d’idées, une déclinaison naturelle. C’est cela qui m’attire.”
As-tu un conseil pour les personnes qui aimeraient se lancer dans la cuisine ?
“« Le travail se mange comme le pain »( Auguste Renoir). Il ne faut surtout pas penser qu’il faut savoir cuisiner pour cuisiner. La cuisine est universelle. Tout le monde cuisine à sa manière, c’est infini. Je préfère penser qu’il faut cuisiner, c’est tout.”
Retrouvez Laszlo Badet sur ses comptes Instagram @laszlobadet et @cantinelaszlo pour une dose d'inspiration gourmande.
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