Laure, fondatrice de Laure de Sagazan

Dans la salle de bain de

Laure, fondatrice de Laure de Sagazan

Pourquoi Cécile a arrêté les silicones ?

L’huile corps de Juliette

Billets beauté

L’huile corps de Juliette

Les silicones ! Aujourd’hui, c’est un vaste sujet qui nous préoccupe toutes plus ou moins. C’est en entendant la polémique grandir que j’ai commencé à me pencher sur le sujet. Mais s’il y a bien une chose que je ne fais jamais en cosmétiques, c’est suivre le mouvement sans comprendre quels sont les tenants et les aboutissants du problème. Car, techniquement, tous les silicones ne sont pas à mettre dans le même panier.

Personnellement, j’utilisais des produits contenant des silicones, notamment dans mes soins visage, dans mes soins cheveux mais aussi dans mon maquillage.

J’ai toujours aimé l’effet que cela me procurait :  la peau lisse, nette; le cheveu vibrant, gainé et lumineux; un maquillage à la tenue irréprochable. Alors pourquoi les arrêter ? Et surtout, par quoi les remplacer?

Pourquoi j’ai arrêté les silicones dans les produits capillaires ?

Dans les produits capillaires, leur effet gainant provoque en fait une asphyxie du cheveu. Sous la couche de silicones, la fibre capillaire se détériore et “meurt” petit à petit.

Dans les produits visage, je ne les ai pas totalement arrêtés. Quand je les accepte, je privilégie les silicones issus de minéraux, comme le diméthicone. En effet, en réalisant un double nettoyage (soit d’abord une étape de démaquillage puis de nettoyage), le soir, les silicones sont parfaitement éliminés et il n’y a pas d’incidence négative sur ma peau. Au contraire, il est prouvé qu’ils peuvent favoriser la pénétration d’actifs ou optimiser la fonction de protection de la barrière cutanée. Je reste tout de même vigilante en veillant bien à ce qu’ils apportent un vrai bénéfice au produit, autre qu’une simple amélioration de texture ou de galénique.

Pour le maquillage, j’ai fait les mêmes choix, je ne les ai pas totalement bannis. Mais, je dose leur présence avec attention...

Attention, quand on arrête les silicones il y a un effet “sevrage”...

Les premiers silicones que j’ai arrêtés ont été ceux de mes produits cheveux. Comme toute drogue (oui, le silicone est la drogue des cosmétiques !), il a fallu passer par une étape de “sevrage”.
Et cette détox a été assez radicale : cela m’a permis de voir l‘effet réel des silicones sur mes cheveux. Et le résultat fut...catastrophique... Un enfer capillaire!
Je suis passée du tout silicone (shampoing, masque, huile de soin) à la tolérance zéro. Si je dois voir le côté positif de la chose, cela m’a permis de constater les dommages capillaires, bien camouflés sous cette couche de silicones. Et une chose est sûre, ce n’était pas fameux.
À cette époque, j’avais les cheveux longs, très blonds, très méchés, donc particulièrement abîmés, et après ce premier test, ce qui se cachait en dessous était encore pire. Ma chevelure était totalement asséchée avec la fibre cassée, fourchue. C’est vrai que les silicones ont cet effet embellissant sur les cheveux :  ils les gainent, créent une couche en surface pour donner cet aspect lisse et brillant, discipliné. Mais ce n’est qu’un cache-misère !

… Mais cela vaut vraiment le coup !

C’est après 6 semaines environ, à raison de 2 shampoings par semaine, que j’ai pu redécouvrir la vraie nature de mes cheveux ; c’est à dire fins, raides et avec un cuir chevelu regraissant au bout de 2 jours. Mais aussi brillants, sains, souples et légers. Tout au long de cette détox, j’ai analysé les besoins de mes cheveux pour comprendre ce qui se passait.

Ma routine pour compenser l’effet gainant des silicones

Habituellement, la routine idéale pour les cheveux, c’est un shampoing qui traite la nature du cuir chevelu et des soins traitants les besoins spécifiques (déshydratation, sécheresse, couleur..) Mais pour la détox, il faut compenser l’effet des silicones en augmentant l’apport nutritif dans chaque produit utilisé. On pense donc aux beurres et aux huiles végétales
(pas minérales hein...sinon on reprend du début!)

De mon côté, le produit qui m’a sauvé a été sans conteste le Leave-In Treatment Rahua et c’est d’ailleurs encore l’un de mes chouchous aujourd’hui. Il s’applique sur cheveux humides essorés et/ou après le séchage (naturel ou non). Aujourd’hui, j’irai aussi sur la gamme Nourishing Shampoo
et Conditioner
Grown Alchemist pour compenser les silicones. (La marque n’avait pas encore formulé ces petites pépites au moment de ma remise en question capillaire !).
Je les utilise d’ailleurs dès que j’ai les cheveux un peu “paille”.

Est-ce qu’il ne faut plus jamais en utiliser?

Le mieux après avoir détoxifié les cheveux est de ne pas retourner sur une routine en contenant. On peut bien sûr, ponctuellement, par exemple chez le coiffeur ou pour un évènement particulier en utiliser. (Si l’on veut des longueurs très brillantes ou un joli rendu plaqué, il est vrai que c’est dur de se passer d’un sérum siliconé…). Dans ce cas, je fais bien attention à la phase nettoyage :  je réalise d’abord un bain d’huile comme l’Huile de Leonor Greyl ou la Raw Coconut RMS Beauty, puis je fais mon shampoing et le tour est joué !

Pour les produits visage et maquillage

Pour ces 2 types de produits, le sevrage est beaucoup moins visible. Certaines personnes peuvent trouver les silicones comédogènes, mais cela dépend des silicones et du type
de démaquillage réalisé, entre autres.

De mon côté, j’ai plutôt retiré les silicones “chimiques” et s’ils sont présents dans un produit autre que la crème hydratante
ou la base de maquillage, je préfère m’en passer. J’estime qu’un silicone n’a pas sa place dans un sérum qui est censé pénétrer
et non rester en surface pour faire une barrière de protection.

Mais, quand j’ai besoin de protection, quand
je veux optimiser la pénétration des actifs et  lisser le grain de peau, je garde les silicones naturels. C’est notamment le cas dans mon fond de teint poudre (qui est du coup 100% naturel) : la Pure Pressed Base Jane Iredale. De même, si je veux une tenue irréprochable de mon teint, je continue ponctuellement de les utiliser dans ma base
de make-up; même si au quotidien je découvre de belles alternatives aux bases siliconées comme le Perfect Canvas Ren Skincare
qui m’a bluffé par sa capacité hydratante
et lissante et pour son optimisation de la tenue du maquillage.

La Sélection

Bio

RMS Beauty

Raw Coconut Cream

40 €
Naturel Culte

Jane Iredale

PurePressed Base SPF20

49.50 € 24 couleurs
Naturel Nouveau

Ren Skincare

Perfect Canvas

59 €

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